Dans la relation avec les jeunes adolescentes, la priorité est à la parole et à l'information: il faut y parvenir!   
GGGG
L'année 2000 est celle du 25° anniversaire de la loi Veil sur l'IVG (12janvier).
Cela veut dire que pour toutes les adolescentes d'aujourd'hui et toutes femmes de 40 ans,   la pratique de l'IVG devrait être une pratique courante. Dans les faits, ce qui est considéré comme un droit acquis, doit être sans cesse réaffirmé.
Même si la pratique de la contraception est largement répandue en France, sa maîtrise est très insuffisante chez les femmes les plus jeunes ou chez celles qui sont de mili
michel2petit.jpg (12385 octets)eux modestes. La cible des campagnes relancées, ce sont les adolescentes. La ministre française de la solidarité a précisé que chez les adolescentes, le nombre de grossesses non désirées s'élevait à plus de 10 000. Ces grossesses débouchent une fois sur deux sur un avortement.
Dans l'acti
on du gouvernement, beaucoup de moyens sont mis en oeuvre et tous les ministères sont concernés (relatifs au sport, agriculture, Outre-Mer, associations d'encadrement des jeunes. . . et au premier chef, celui de l'Education nationale).
Mais les principaux partenaires dans cette action éducative d'information, ce sont les jeunes. Les jeunes filles sont très nombreuses et forcément se sentent plus concernées. L'obstacle reste cependant le tabous ou les mauvais réflexes qui entourent une conversation sur la sexualité. Les jeunes sont muets souvent et gênés d'aborder la question ou d'entrer dans le dialogue. Il faut donc trouver le moyen d'établir une première relation qui peut briser la première retenue et mettre la jeune fille à l'aise. Dans les réunions qui s'organisent, on peut amorcer un 
dialogue à partir de questions/réponses. Les jeunes sont invités dans un premier temps, à écrire leurs questions dans une enveloppe placée dans une boîte à cet effet. Artificiellement, l'éducateur peut y placer ses propres questions si celles des jeunes lui semblent manquer de pertinence (artifice pédagogique légitime) .
Les questions retirées des enveloppes, et  lues devant les jeunes réunis, quand les choses se passent bien (et cela se passera souvent bien) serviront à amorcer un dialogue sur des sujets précis et concrets. Les questions sont de cet ordre: A quel âge commence la sexualité?. Peut-on être enceinte au premier rapport?. La contraception rend-elle stérile? - Comment attrape-t-on le sida ? - Le désir sexuel est-il normal et à partir de quel âge et en quelles circonstances ? La masturbation est- elle un acte normal ? Quel type de relation on doit avoir avec les garçons pour être le mieux capable de maîtriser ses choix?- A quel âge le premier rapport ? Quelle relation doit-on avoir avec les parents sur le sujet de sa vie sexuelle ? La matière est abondante.    Suite >>
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