Le mariage chez les Gaulois : Coutumes et cérémonie
Jusqu'à la conquête romaine (52-50 avant J-Christ), les Gaulois avaient conservé leurs traditions et les rites autour du mariage. Après la conquête, ils adoptèrent vite les mœurs des Romains. Mais cela dura peu car les Gallo-Romains convertis au Christianismes ont adopté les rites du canon chrétien .
Le mariage Gaulois ne s'embarrassait pas de cérémonies rigides et compliquées.Ils ne respectaient que les convenances d'âge, de naissance et de rang. Dans ces conditions, les jeunes gens jouissaient de la plus grande liberté.
De leur origine,( de la Sibérie du Nord jusqu'à la Germanie ) Les Gaulois ont hérité de coutumes autant barbares que de traditions sociales "humanistes". Chez les peuplades non fixées et vivant en grandes communautés, les femmes ont un rôle important dans l'organisation sociale et jouissent d'une grande considération. Les femmes gauloises étaient considérées comme belles et jouaient le rôle de conseillères et d'arbitres dans les conflits. La propriété était familiale et non individuelle. Ainsi, les femmes héritaient des biens mobiliers, mais pas de la terre (qui a l'épée a la terre).
Communauté des biens entre maris et femmes
La jeune fille nubile dès 14 ans disposait elle-même de sa main.
Ses parents accordaient l'entrée de la maison à tous ceux qui la voulaient pour femme, et lorsque son inclination était confirmée, elle leur en faisait part.
Un jour donné, les parents invitaient à un banquet tous les soupirants. Avant le repas, la jeune fille présentait aux convives un baquet d'eau pour se laver. Celui auquel elle se présentait le premier était celui qu'elle avait choisi. 
Les lois du canon chrétien ont apporté beaucoup de restrictions à cette liberté de choix. Les mariages par consentement mutuel sans le consentement des familles fut interdit ou frappé d'exhérédation.
Plus tard, l'établissement du système féodal et du servage qui était un véritable système esclavagiste, interdisait le mariage du serf sans le consentement du seigneur. Les mariages secrets ou non conformes étaient privés de publication et de ce fait frappés de nullité.
Un serf qui appartenait à un seigneur, ne pouvait épouser une serve d'un autre seigneur et partir sur ses terres. comme on le voit dans  l'opéra de Mozart "Les noces de Figaro"
Il fut convenu finalement que lorsque de tels mariages étaient autorisés, le seigneur qui perdait ainsi un sujet recevait de la part de l'autre une serve d'égale valeur en compensation.
Les enfants qui naissaient de telles unions se partageaient entre les seigneurs comme on le faisait pour un troupeau de moutons ou de chèvres. Les seigneurs pouvaient se céder, vendre ou s'échanger une portion de terre avec les serfs qui la cultivaient (avec bêtes et gens). A l'occasion d'un mariage, l'enfant d'un seigneur pouvait recevoir terres et serfs en dot, selon les intérêts à garantir et à équilibrer
On voit que les serfs de l'époque féodale s'échangeaient comme du bétail. Il n'a pas été difficile pour les entrepreneurs de la traite des noirs de trouver plus tard des modèles dans la plus pure tradition européenne.

Le seigneur pouvait obliger un serf nubile à se marier, car en restant célibataire il affaiblissait le "cheptel  humain" de son maître.
La liberté du mariage fut d'abord obtenue pour les habitants des villes, mais ceux des campagnes restèrent longtemps sous le droit féodal très inégal d'une région à l'autre, mais niant toujours le droit à la considération et à la dignité humaine pour les sujets qui vivaient et travaillaient sur les terres.
Mais le régime féodal était un système pyramidal. Chaque seigneur avait un suzerain qui veillait sur la transmission des domaines. La veuve d'un seigneur était obligée de choisir parmi des barons qui lui étaient désignés afin que par mariage, il y eût un homme capable de préserver le domaine, de le défendre et d'assurer la défense collective qui faisait partie du pacte féodal. Le roi lui-même, suivant son pouvoir avait autorité sur les mariages toujours liés aux alliances militaires; à cause d cela, il n'était pas libre lui-même de choisir une épouse à sa convenance.