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www.effet-de-serre.gouv.fr/
Questions/Réponses
effet de serre
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| La pollution quotidienne
banalisée est visible sur la façade de cette belle église
Saint-Louis (rue Notre-Dame) à Bordeaux.On voit le désastre de la
pierre noircie et rongée sur la partie non encore ravalée de
l'édifice. |
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L'effet
de serre existe bien, et ses conséquences sur l'environnement
et les grands équilibres climatiques peuvent être constatées
et mesurées selon les spécialistes autorisés.
Un grand ennemi déclaré est le CO2 que chacun de nous
produit par sa seule respiration et par l'utilisation des énergies
fossiles. Plus un pays est riche peuplé et développé, plus il
produit cette pollution. Une solution de bon sens est d'économiser
l' énergie d'origine fossile (bois, charbon, pétrole), en
modérant son usage, et en créant des machines moins
gourmandes. Pour certains, il y a dans ce souci de la dépollution,
une source de richesse : Trouver une technologie pour mettre en
oeuvre des systèmes qui s'attaquent au gaz carbonique en
suscitant sa consommation par les végétaux ou en l'enfouissant
dans certains lieux de la terre comme les grandes profondeurs du
sous-sol ou les fonds marins.
Bien entendu, cette ingénierie du climat n'est pas sans
incertitudes et sans risques. Des expériences ont déjà et
lieu, et comme les espérances en matière de retombées financières
ne sont pas minces, il est fort à parier que cette piste
aura ses adeptes et que les arguments pour convaincre ne feront
pas défaut.
En ce qui concerne le stockage du gaz carbonique, une idée
consiste à l'injecter dans les puits pour maintenir la pression
et faire monter le pétrole. Cette pratique est déjà en
cours.
-Une autre technique consiste à enfouir le CO2 dans les océans.
A 2000 ou 3000 m, le gaz liquéfié par la pression des eaux s'étalera
dans les grands fonds occupant un espace délimité.
-Une autre technique plus naturelle consiste à confier
l'absorption et le recyclage du CO2 aux plantes: Plantons de
vastes forêts. Certains travaillent à la création d'espèces
végétale génétiquement gourmandes en gaz carbonique.
Sur la voie du recyclage du gaz carbonique, on peut aussi
saupoudrer certains fonds marins de poussière de fer pour
provoquer la prolifération d'algues. Le coût de cette
fertilisation pourrait être pris en charge par les ménages des
pays riches, chacun payant des "Green Tags" à 4 euros
pièce. Un ménage américain aurait à payer 60$ pour
contribuer à neutraliser les 15 tonnes de gaz carbonique qu'il
produit chaque année.
Toutes ces solutions sont bien pensées, mais le résultat est
incertain et parfois risqué. La solution la plus simple
consiste déjà à réduire la production des polluants dans les
processus de transformation et de fabrication.
| Les
consommations électriques de pointe dues au chauffage
électrique sont responsables chaque année de la
production de 64 tonnes de combustible nucléaire usé
et de l'émission de 4,9 millions de tonnes de carbone.
Certains s'en font une gloire, et la bonne nouvelle est
répétée partout . Un beau cadeu du Nouvel An 2003 ! |
Si on veut expérimenter
des solutions savantes et industrielles, il faudra commencer par
donner un statut réglementé et contrôlé aux espaces
maritimes, et à l'atmosphère pour savoir qui fait quoi,
comment et où. Si nous laissons les apprentis sorciers
s'exercer librement à faire du contrôle de la pollution une
affaire de gros sous, alors le monde ne sera pas à l'abri de
tous les dérapages.
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