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Ce petit enfant pèsera
lourd dans la décision de sa mère.
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| Rester
et continuer à subir l'agression ? |
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Rester
et continuer à subir l'agression?
On voit souvent des femmes victimes de violences
qui restent encore au domicile conjugal. Vue de
l'extérieur, la raison de cette passivité est
difficile à cerner. Il n'est pas certain que la
femme concernée voie assez clair en elle-même
pour savoir ordonner les arguments et facteurs
d'une décision. Parfois, elle n'a pas la
possibilité d'un éloignement géographique .
Est-il facile de choisir l'exil?
Parfois
elle n'a aucune autre relation solide sur
laquelle elle puisse s'appuyer pour une aide
matérielle durable ou pour un conseil ; Il
n'est pas certain que ses parents approuvent
sa séparation et soient vraiment ses alliés.
Paradoxalement, c'est surtout sa mère qui
la jugera
défavorablement. Le mari violent
peut avoir une bonne réputation auprès de
la belle famille ; "il est un bon
gendre": alors s'il y a échec, cela ne
peut venir que de la femme "qui ne sait
pas tenir son ménage et qui ne sait pas
juger les qualités d'un bon mari".
Les raisons de cette attitude sont autant
des raisons que des préjugés qui sont à
la base de beaucoup de conformismes dans les
comportements sociaux.
Un
sentiment de responsabilité.
La plupart des femmes
victimes de violences ont des enfants
encore petits et dépendants. Plus
grands ils peuvent être financièrement
dépendants d’elles et sans emploi. |
Absence
d'une autonomie matérielle.
Beaucoup de ces femmes n’ont aucun
bien propre ou rien dont elles
puissent disposer librement.
Beaucoup aussi ne peuvent disposer de
leur argent et n’ont pas un
compte en banque à leur nom.
Le femme aimante "s'est reposée"
sur son époux pour la relation
sociale et administrative. Elle ne
sait pas gérer ses affaires. Elle
ignore le détail des arrangements
bancaires et fiscaux. |
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Une
certaine idée de soi.
L’abandon du domicile est considéré
comme dévalorisant aux yeux des
enfants et des proches.
La femme pense souvent qu’un mariage
raté est un échec pour elle en tant
que femme.
Beaucoup de femmes pensent qu’elles
se réalisent vraiment, en ayant un
homme et en le gardant auprès
d’elles.
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Mauvaise réponse des institutions.
Les institutions ont une réponse inadéquate
à la détresse des femmes. Elles ont
comme principal souci d’éviter une
séparation ou un abandon du domicile,
par esprit conformiste ou pour
simplifier leur tâche en se déchargeant
du problème.
La police tend à dissuader la
femme de porter plainte contre son
agresseur
Pour elle, une maltraitance est une
affaire conjugale qui se règle entre
mari et femme. C’est une simple
dispute.
En fait,
c’est un voie de fait sur la
personne, c’est à dire un crime.
Les juges n’ont pas la main bien
lourde pour sanctionner l’agresseur.
Les structures d’accueil des femmes
maltraitées ne sont pas assez
nombreuses. Le plus souvent la femme
est conduite à abandonner le domicile
alors que son agresseur occupe les
lieux.
Il n’y a aucune structure de prévention
contre la violence conjugale, et rien
n’est fait pour dissuader la
violence contre les femmes. |
Un
moindre mal
Beaucoup de femmes pensent que le
divorce n’est pas une bonne
alternative.
Elles pensent que la situation de
parent seul n’est pas acceptable et
que les enfants sont mieux avec un mère
mono parentale plutôt qu’avec le père. |
L'isolement
organisé.
Beaucoup de femmes perdent tout
contact avec leurs amis, parfois avec
leur famille du fait de la jalousie de
leur compagnon. Le mari violent coupe
ainsi sa femme de toute aide d’une
personne proche.
Alors que le mari a gardé ses
relations d'avant le mariage, le femme
parfois d'elle-même se coupe de ses
amis. |
Trouver
des excuses à l'agresseur.
La femme trouvera une excuse à la
violence subie : stress, alcool,
relation avec le travail, le chômage.
En fait, ces facteurs ne font
qu’aggraver une violence qui
existait déjà. |
L'agresseur
manipule sa victime.
La plupart des maris agressifs savent
ménager des moments de trêves, de réconciliation,
de tendresse. . . qui font que la
femme maintient sa relation dans
l’espoir que l’agressivité est
passagère, comme un mauvais moment.
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de cet article
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