espacefemmesanime.gif (10089 octets)     retour
Le mariage: Chez les anciens peuples
1-Le mariage chez les anciens peuples; le mariage grec
Google
  >> à lire aussi

On peut s'amuser à observer ce qu'a été le mariage dans les temps passés chez les  principaux peuples qui nous ont légué leurs coutumes. On sera obligé de constater que les choses n'ont pas beaucoup changé au cours des siècles et que le mariage moderne, dans les faits, a gardé une bonne part de ses archaïsmes qu'il accusait déjà dans les temps anciens.


Une institution sous diverses formes, vieille comme le monde
.
Au 19° siècle, dans la société occidentale, le mariage se définissait comme une "Union légitime entre l'homme et la femme". Même si certains trouvent cette simple définition trop restrictive, c'est encore cela le mariage trois siècles après, c'est à dire ce qu'il était déjà bien des siècles auparavant dans toutes les sociétés humaines. Plus complètement, on l'a défini ainsi dans sa nature ses obligation et dans son but:
"C'est la société de l'homme et de la femme qui s'unissent pour perpétuer leur espèce, pour s'aider, par des secours mutuels, à porter le poids de la vie, et pour partager leur commune destinée".
C'est ainsi que cette union a toujours eu une importance fondamentale dans l'ordre social. De là, le soin particulier que les législateurs ont mis à l'assujettir à des règles particulières.
Dire que c'est une union entre un homme et une femme, ne veut pas dire qu'il y a égalité de droits entre les deux partis. La femme était dans le mariage à l'image de ce qu'elle était dans la société considérée. A quelques nuances près, partout, la femme ne tenait son autorité et son prestige dans la famille que sous le consentement de l'homme. Chez les hébreux, les droits étaient bien définies, mais la bonne épouse était celle qui savait rester à sa place en s'occupant de faire marcher la maison, exécutant ou faisant exécuter les tâches domestiques: les repas, le soin aux enfants, l'ordre et la propreté dans la maison, manier le fuseau. Même dans nos sociétés les plus avancées, malgré des droits nouveaux et après tant de siècles, est-ce que mariage a tellement changé en certains lieux et chez certains peuples? 

La législation du mariage a toujours été un enjeu politique ou religieux.
On peut dire que le progrès de cette institution et la condition de la femme dans l'union sont partout favorisés par la politique, et c'est toujours le religieux qui en bloque l'évolution.
Pour les Grecs, le mariage avait un caractère obligatoire passé un certain âge,  par la loi et selon la coutume. L'Etat voulait des hommes forts, et le citoyen voulait garantir la perpétuation de son nom et le soin porté à sa sépulture. Cependant, le consentement de la femme n'était pas nécessaire . Parfois, la jeune fille était mariée à un jeune homme inconnu d'elle, à seul fin de lui donner un maître et une autorité qui pût lui éviter les incartades et "les folies de la jeunesse" . Sur ce plan-là encore le modèle a été longtemps suivi. Bien entendu le mariage n'était pas dicté par une inclination particulière et la confiance et l'harmonie n'étaient pas dans la corbeille des mariés. Au reste, la femme était considérée comme l'unique ou la première servante de la maison dès la fin des festivités et des cérémonies parfois bien originales selon le lieu et l'époque. A Sparte et à Athènes, des fiançailles étaient obligatoires; dans un autre lieu on simulait un enlèvement avec le consentement des parents ou tuteurs; parfois, la jeune mariée continuait un certain temps à vivre chez ses parents comme en Crête.. Mais la femme étant là surtout pour débarrasser l'homme des fonctions subalternes de la vie.  Pour le sage Aristote, l'homme était souverain et la femme sujette. Pour Platon la vertu de la femme se résume à bien tenir la maison, à l'administrer, rendre compte de ce qu'elle renferme et obéir à son mari. Chez les Grecs, la femme était quasiment en état de séquestration dans la maison. et occupait le gynécée. Elles ne pouvait sortir sans l'autorisation de son mari, et aucun homme ne pouvait franchir le seuil en son absence. Il faut dire que dans les temps héroïques de la Grèce, la condition morale et sociale de la femme était plus libre. La noblesse et l'affection qu'il y avait entre les époux des premiers temps disparurent avec la modernité. Chez certains peuples comme les Lacédémoniens, la femme avait une grande influence sur son époux, et cette particularité  valait aux hommes de cette nation moqueries et sarcasmes. Et si les femmes mariées devaient se couvrir d'un voile en publiques, les jeunes filles de Sparte, Crète, Olympie sortaient le visage découvert et assistaient aux luttes gymnastiques. Les Ioniens avaient un usage contraire.
sources: Dupiney de Vorepierre 1881
                               à suivre>>

           

3mi.fr pour créer, héberger et gérer le site de l'entreprise et de l'association