Le mariage chez les Grecs2
Chez les Grecs, la période la plus favorable au mariage était le mois de janvier, et particulièrement le 4 de ce mois.
L'âge du mariage était pour les hommes entre 30 et 35 ans. Pour les femmes l'âge du mariage était 20 ans et un peu moins.
La cérémonie du mariage
A Athènes, la plus importante des cérémonies était celle des fiançailles. Elle étaient indispensables à la validité complète du mariage.
Le tuteur naturel ou légal de la mariée y présidait, et les parents des deux parties contractantes y assistaient comme témoins.
La loi athénienne statuait que tous les enfants nés d'un mariage légalement contracté sous ce rapport étaient légitimes.
S'ils étaient du sexe masculin ils étaient aptes à hériter ou à partager également la succession.
Il semblerait donc d'après cela que les enfants issus d'un mariage contracté sans fiançailles
perdissent leur droit à hériter puisque ce droit dépendait de la condition d'être né d'un homme et d'une femme légalement fiancés.
C'est à ce moment aussi qu'on fixait le douaire de l'épouse.
Mais d'autres cérémonies encore avaient lieu soit la veille soit le jour même du mariage.
La première était celle des sacrifices et des offrandes faites aux divinités qui présidaient aux mariages.
Cette cérémonie se faisait en général mais pas toujours, le jour qui précédait celui du mariage.
C'était le père de la mariée qui présidait à ce sacrifice.
Quant aux divinités auxquelles on l'offrait, c'était Junon, Diane, Jupiter et Junon Pronuba. Mais les dieux variaient suivant les pays.
Dans tous les cas, les époux consacraient aux dieux les prémices de leur chevelure.
Les offrandes à Diane avaient pour objet d'apaiser cette déesse ennemie du mariage.
Une autre cérémonie généralement observée consistait le jour du mariage à faire baigner les deux époux dans une eau puisée à quelque source particulière.
De là venait cette coutume de placer sur la tombe des personnes mortes sans avoir été mariées, la figure d'un homme portant de l'eau.
Après ces préliminaires, la nouvelle mariée était conduite à la tombée du jour, de la maison de son père à celle de son époux. Elle était portée sur un chariot traîné par
deux mules ou deux bœufs et pourvu en guise de siège, d'un lit de repos. Auprès d'elle s'asseyait d'un côté le marié, et de l'autre un de ses parents ou amis qui ce jour-là en raison
de la fonction qu'il occupait était le
paranymphe.
Suivant les circonstances, le char était accompagné par un cortège plus ou moins nombreux dans lequel se trouvaient plusieurs personnes portant les torches nuptiales.
Il était parfois d'usage de brûler l'essieu du char à son arrivée dans la demeure du nouvel époux. Cette cérémonie symbolique signifiait que l'épouse, une fois entrée
dans la maison, n'en devait plus sortir.
L'époux et l'épouse, pour cette cérémonie, étaient revêtus de leurs plus beaux habits et portaient sur la tête une couronne de
fleurs : en outre, les traits de l'épouse étaient cachés par un voile.
Les portes de leur maison étaient ornées de guirlandes de lierre et de laurier.
Pendant la marche du cortège, on chantait le chant d'hyménée avec accompagnement de flûtes lydiennes, et le nouveau couple recevait sur son passage des
félicitations et les souhaits de tous ceux qu'il rencontrait.
Enfin, au moment où les mariés entraient dans la maison de l'époux, et où le jeune fille était conduite par sa mère, portant une torche allumée, on répandait
sur eux des parfums et de dragées comme un emblème d'abondance et de prospérité.