
Le mariage chez les Grecs3
Le festin nuptial
Le festin avait lieu dans la maison de l'époux ou de ses parents. Cette cérémonie joyeuse avait en plus de la fête, une fonction plus importante.Comme le mariage n'était soumis à aucune formalité civile ou religieuse et n'était donc constaté par aucun acte authentique, le festin nuptial y suppléait car les convives était autant de témoins qui pouvait attester sa célébration.
Contrairement à la coutume grecque, les femmes étaient invitées à ce festin aussi bien que les hommes ; mais elles s'asseyaient à une table séparée, avec la nouvelle épouse toujours couverte de son voile.
Le festin terminé, l'épouse était conduite par son époux dans la chambre nuptiale ; et une loi voulait qu'en entrant, les deux époux mangeassent ensemble un coing, comme pour indiquer qu'ils devaient faire en sorte que la vie fût douce et agréable pour chacun d'eux. C'est alors qu'un choeur de jeunes filles chantait à la porte de la chambre des époux, l'hymne nuptial ou Epithalame.
Le lendemain qui était le premier jour que la mariée passait dans sa nouvelle demeure, les nouveaux époux recevaient les présents d'usage de leurs amis.
Le surlendemain, l'époux quittait sa maison pour aller coucher seul chez son beau-père, et à cette occasion, son épouse lui offrait un vêtement particulier.
La première fois que l'épouse paraissait sans voile, elle recevait un présent de ses amis spécial à cette circonstance.
Une autre cérémonie importante était le sacrifice offert par l'époux le jour ou l'épouse était enregistrée dans la fratrie à laquelle il appartenait lui-même. Dans les faits, suivant la période et suivant les pays, il y avait des variantes à ces rites.
Une tradition conservée des temps de la barbarie par les Spartiates, consistait à simuler l'enlèvement de la fiancée.
La condition des femmes
Les Grecs, avaient peu de considération pour les femme qu'ils regardaient comme des êtres inférieurs.A leurs yeux, la femme était faite pour les débarrasser des tâches subalternes de la vie. En un mot, elles étaient pour eux des servantes bien plus que des compagnes.
Pour Aristote la femme était sujette d'un mari souverain, et pour Platon, elle avait trois fonctions : administrer le ménage, diriger et surveiller les domestiques et les esclaves, et assurer l'éducation physique des enfants.
Elle devait aussi les allaiter, mais beaucoup de femmes grecques employaient des nourrices lacédémoniennes à cet effet.
Avant le mariage, les jeunes filles vivaient dans un état de séquestration qui les privait de toute liberté. Elles ne paraissaient jamais en public sauf à l'occasion de certaines cérémonies religieuses.
Après le mariage, celles qui appartenaient à la classe aisée, étaient enfermées dans le gynécée qui était un appartement séparé où nul homme ne pouvait entrer en l'absence du mari.
Il y avait même à Athènes, des magistrats chargés de surveiller la conduite des femmes.
sources: Dupiney de Vorepierre 1881.